Voici des citations extraites du Discours de la servitude volontaire. Associez chacune à l'une des notions suivantes : liberté, tyran, peuple, servitude.
Définissez ensuite ces quatre notions, puis précisez, en vous appuyant sur les citations du corpus, quel sens La Boétie semble leur donner.
Coup de pouce : cette sélection de citations est une source d'inspiration précieuse pour vos futures réflexions sur des sujets de dissertation concernant le Discours de La Boétie.
1. « Il est vrai de dire, qu'au commencement, c'est bien malgré soi et par force que l'on sert ; mais ensuite on s'y fait et ceux qui viennent après, n'ayant jamais connu la liberté, en sachant pas même ce que c'est, servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n'avaient fait que par la contrainte. »
2. « Pauvres gens et misérables, [...] nations opiniâtres en votre mal et aveugles en votre bien, vous vous laissez enlever, sous vos propres yeux, le plus beau et le plus clair de votre revenu, piller vos champs, dévaster vos maisons et les dépouiller des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n'est plus à vous. »
3. « [Il] n'a pourtant que deux yeux, deux mains, un corps et rien de plus que n'a le dernier des habitants du nombre infini de nos villes. Ce qu'il a de plus de vous, ce sont les moyens que vous lui fournissez pour vous détruire. »
4. « Dès qu'elle est perdue, tous les maux s'ensuivent, et sans elle, tous les autres biens, corrompus par la servitude, perdent entièrement leur goût et leur saveur. »
5. « Cependant, l'habitude qui, en toutes choses, exerce un si grand empire sur toutes nos actions, a surtout le pouvoir de nous apprendre à servir [...]. »
6. « Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui, qui avant de commettre leurs crimes, même les plus révoltants les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien général, l'ordre public et le soulagement des malheureux. »
7. « Pour acquérir le bien qu'il souhaite, l'homme entreprenant ne redoute aucun danger, le travailleur n'est rebuté par aucune peine. [...] Ce désir, cette volonté innée [de posséder le bien], commune aux sages et aux fous, aux courageux et aux couards, leur fait souhaiter toutes choses dont la possession les rendrait heureux et contents. Il en est une seule que les hommes, je ne sais pourquoi, n'ont pas la force de désirer. »
8. « Peut-être ai-je tort de vouloir donner ces conseils [à celui] qui, depuis longtemps, semble avoir perdu tout sentiment du mal qui l'afflige, ce qui montre assez que sa maladie est mortelle. »
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